Quand les animaux sauvages arrivent en ville…

renard en train de dormir en ville

« Quand on arrive en ville, tout le monde change de trottoir », c’est ce que pourrait chanter ces nouvelles espèces animales auxquelles nous sommes peu habitués et que l’on voit de plus en plus débarquer dans nos lieux de vie ! Vous l’aurez sûrement remarqué, on relève depuis quelques années très fréquemment la présence d’animaux sauvages dans nos centres villes… L’expression « jungle urbaine » prend tout son sens ! Mais, qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Que veulent-ils ? Petit tour, certainement non exhaustif, des animaux qui ont été aperçus dans nos rues…

Le renard

renard dans la campagne

Cela fait maintenant de longues années que le renard s’est urbanisé. Après Londres (où on en dénombre plus de 10 000 !) ou encore les Etats-Unis, le voilà qui arrive en plein coeur de villes de nombreux autres pays, Suisse, Belgique… En France, on en trouve à Lyon ou Paris : au Parc des Buttes-Chaumont, au Jardin du Luxembourg, au cimetière du Père Lachaise ou même près de la place de la République ! Evidemment, avec tous nos déchets, le renard peut se nourrir abondamment sans faire trop d’effort. Pas bête la bête !


L’hypothèse la plus vraisemblable sur sa venue serait que les campagnes souffrent d’une surpopulation et que ces nouveaux renards citadins se feraient rejetés par leurs congénères… Pauvres petits. Quoiqu’il en soit, ils sont là, et il faut faire avec. Bien qu’ils soient d’une mignonnerie à couper le souffle, il faut bien garder à l’esprit que le goupil reste un animal sauvage dangereux. Il a même déjà fait la une des faits divers plusieurs fois. A Londres notamment. Il aurait mordu des bébés durant leur sommeil…


Aussi, bien qu’il ne soit plus porteur de la rage (une campagne de vaccination a été effectuée dans les années 90), il continue de véhiculer certaines maladies, telle que l’échinococcose. Ne vous fiez pas à son nom rigolo, ce parasite sous forme de larves envahit et détruit nos organes internes !

La musaraigne

une musaraigne sur un tas de mousse

Nos grandes villes sont peuplées de souris et de rats, ça, ce n’est pas un scoop. Mais saviez-vous seulement qu’un autre petit rongeur pointe le bout de son long museau pointu par chez nous ? La musaraigne ! Souffrant d’une mauvaise réputation vieille comme le monde selon laquelle elle causerait des piqûres venimeuses, elle terrifie les populations. Mais en réalité, ce ne sont que quelques très rares espèces qui ont en effet une salive venimeuse. La musaraigne d’Europe ne présente aucun danger. Venimeux, en tout cas. Mais comme tout animal sauvage, si elle vous mord, mieux vaut prendre des précautions ! La musaraigne, qui vit normalement dans les forêts, buissons et prairies, débarque dans nos villes à la recherche d’un peu de chaleur. Et surtout de nourriture : dans nos jardins, elle peut être d’une grande aide : elle dévore volontiers araignées, insectes, vers ou encore escargots !

Le sanglier

sanglier dans foret

Vous avez certainement déjà entendu parler des différentes affaires de sangliers repérés dans le sud ouest de la France ? Des sangliers ont même été vus en plein centre ville de Bordeaux et immédiatement abattus. Ne soyez pas choqués, cet animal sauvage est très nuisible et dangereux. Il quitte aisément sa campagne pour s’aventurer dans nos villes car il manque d’espace et n’a plus vraiment peur de l’homme. Les dégâts causés en milieu urbain par le sanglier s’élevaient à 50 millions d’euros en 2015, c’est dire ! On estime qu’ils seraient près de deux millions sur le territoire français ! Espérons qu’ils ne prévoient  point un débarquement collectif et massif dans nos pénates…

Les loups

un loup de face

« Des loups aux portes de Paris ? » titrent les journaux depuis quelques années. L’observatoire du Loup, association de spécialistes, en est certaine : ils sont là ! Plusieurs éléments et témoignages laissent à penser qu’ils sont présents un peu partout en Île-de-France, en Seine et Marne, en Essonne et dans les Yvelines notamment. Mais attention, si un loup a bel et bien été repéré en banlieue de Berlin l’année dernière, rien n’est sûr en ce qui concerne notre chère capitale pour l’instant et le débat reste controversé. Ils pourraient en effet être confondus avec certaines races qui lui ressemblent beaucoup, comme le chien-loup Saarloos et le chien de Tchécoslovaquie. 

Maintenant vous êtes prévenu(e) ! Espérons que nous trouverons vite des solutions pour cohabiter paisiblement avec ces nouveaux arrivants… 

Laisser un commentaire

Share On Facebook
Share On Twitter
Share On Pinterest
Share On Youtube