Comment les animaux se soignent-ils ?

Une discipline est en plein essor ces dernières années : la zoopharmacognosie ou l’étude des substances naturelles consommées par les animaux à des fins thérapeutiques. Depuis le début des années 2000, les observations d’automédication chez les animaux se multiplient. Comment mammifères, insectes ou poissons gèrent-ils leurs affections ? Et si ces comportements inspiraient à l’homme de nouveaux médicaments ?

Les chimpanzés se protègent du palud

Dans son livre Les chimpanzés des Monts de la Lune, la vétérinaire et primatologue Sabrina Krief explique comment les chimpanzés se soignent grâce à diverses plantes lorsqu’ils sont malades. Habituée des recherches dans la forêt ougandaise, la scientifique a fait plusieurs découvertes marquantes en analysant les selles des primates et leur régime alimentaire. L’utilisation d’Albizia est en une. Sabrina Krief a observé une femelle atteinte de troubles digestifs mâcher l’écorce de cet arbre. Deux jours plus tard, la charge parasitaire élevée diagnostiquée précédemment dans ses selles avait disparu. 

Les chimpanzés consomment aussi des plantes capables de limiter la prolifération du Plasmodium, un parasite à l’origine du paludisme. Parmi ces plantes peut-on noter le Trichilia, un arbre aux vertus antipaludiques avérées. Sabrina Krief a également prouvé l’usage de l’écorce de Markhamia, aux propriétés antitumorales, ou encore de l’arbre Warburgia.

Les chimpanzés se protègent du palud

Dans son livre Les chimpanzés des Monts de la Lune, la vétérinaire et primatologue Sabrina Krief explique comment les chimpanzés se soignent grâce à diverses plantes lorsqu’ils sont malades. Habituée des recherches dans la forêt ougandaise, la scientifique a fait plusieurs découvertes marquantes en analysant les selles des primates et leur régime alimentaire. L’utilisation d’Albizia est en une. Sabrina Krief a observé une femelle atteinte de troubles digestifs mâcher l’écorce de cet arbre. Deux jours plus tard, la charge parasitaire élevée diagnostiquée précédemment dans ses selles avait disparu. 

Les chimpanzés consomment aussi des plantes capables de limiter la prolifération du Plasmodium, un parasite à l’origine du paludisme. Parmi ces plantes peut-on noter le Trichilia, un arbre aux vertus antipaludiques avérées. Sabrina Krief a également prouvé l’usage de l’écorce de Markhamia, aux propriétés antitumorales, ou encore de l’arbre Warburgia.

Les insectes se soignent en prévention

Les insectes ont des capacités cognitives plus limitées que les primates. Pourtant, ils pratiquent aussi l’automédication. Cela suggère que de tels comportements pourraient être le résultat d’un processus instinctif dicté par les gènes. 

Selon des recherches, les mouches drosophiles savent se débarrasser d’un parasitoïde en consommant de l’alcool. Les chenilles augmentent l’absorption d’une plante particulièrement riche en alcaloïde lorsqu’elles sont infectées par les larves d’une guêpe parasitoïde. Des substances actives contenues dans le nectar des fleurs réduisent les infections parasitaires chez les bourdons. Consciemment ou pas, ces insectes se soignent en prévention en butinant.

Le même processus est observé chez les fourmis et les abeilles, qui incorporent dans leurs nids des bouts de résine de conifères aux vertus antifongiques et bactériennes. Le papillon monarque serait même le premier cas décrit d’automédication transgénérationnelle. La femelle infectée par un parasite protègerait sa descendance en allant pondre ses œufs sur des plantes fatales pour l’intrus. 

Les insectes se soignent en prévention

Les insectes ont des capacités cognitives plus limitées que les primates. Pourtant, ils pratiquent aussi l’automédication. Cela suggère que de tels comportements pourraient être le résultat d’un processus instinctif dicté par les gènes. 

Selon des recherches, les mouches drosophiles savent se débarrasser d’un parasitoïde en consommant de l’alcool. Les chenilles augmentent l’absorption d’une plante particulièrement riche en alcaloïde lorsqu’elles sont infectées par les larves d’une guêpe parasitoïde. Des substances actives contenues dans le nectar des fleurs réduisent les infections parasitaires chez les bourdons. Consciemment ou pas, ces insectes se soignent en prévention en butinant.

Le même processus est observé chez les fourmis et les abeilles, qui incorporent dans leurs nids des bouts de résine de conifères aux vertus antifongiques et bactériennes. Le papillon monarque serait même le premier cas décrit d’automédication transgénérationnelle. La femelle infectée par un parasite protègerait sa descendance en allant pondre ses œufs sur des plantes fatales pour l’intrus. 

La purge contre les piqûres de serpent

L’automédication à en fait été observée chez pratiquement toutes les espèces d’animaux. Par exemple, les porcs vivant au Mexique consomment les racines de grenade qui contiennent un alcaloïde efficace contre le ténia. Le loup d’Amérique du Sud recherche une plante qui l’aide contre les troubles gastriques. Le tigre indien, lui, mange des fruits qui éliminent les parasites présents dans les intestins des proies herbivores dévorées. 

Les scientifiques déduisent que les animaux pratiquent l’automédication car ces aliments ne font généralement pas partie de leur régime alimentaire classique. Par exemple, les chamois broutent exclusivement de l’euphorbe après des morsures de serpents venimeux. Celle-ci agit comme une purge violente qui les débarrasse du poison. Dans la même situation, les tortues ingèrent de la marjolaine. Pour finir, un rat musqué qui s’était blessé en passant à travers un grillage a été observé en train de s’enduire de résine de pin. Il a ensuite placé sa patte alternativement au soleil et à l’ombre pour activer la guérison.

La purge contre les piqûres de serpent

L’automédication à en fait été observée chez pratiquement toutes les espèces d’animaux. Par exemple, les porcs vivant au Mexique consomment les racines de grenade qui contiennent un alcaloïde efficace contre le ténia. Le loup d’Amérique du Sud recherche une plante qui l’aide contre les troubles gastriques. Le tigre indien, lui, mange des fruits qui éliminent les parasites présents dans les intestins des proies herbivores dévorées. 

Les scientifiques déduisent que les animaux pratiquent l’automédication car ces aliments ne font généralement pas partie de leur régime alimentaire classique. Par exemple, les chamois broutent exclusivement de l’euphorbe après des morsures de serpents venimeux. Celle-ci agit comme une purge violente qui les débarrasse du poison. Dans la même situation, les tortues ingèrent de la marjolaine. Pour finir, un rat musqué qui s’était blessé en passant à travers un grillage a été observé en train de s’enduire de résine de pin. Il a ensuite placé sa patte alternativement au soleil et à l’ombre pour activer la guérison.

À quand une inspiration de ces pratiques naturelles pour fabriquer des médicaments pour l’Homme ? Il va falloir patienter car entre la découverte d’une plante médicinale et sa mise sur le marché, il peut se passer 15 ans ! Cette transposition ne fonctionnerait que si l’on trouve une molécule inconnue naturelle beaucoup plus forte que les médicaments existants, et uniquement si celle-ci peut être reproduite de manière industrielle. La recherche pharmacologique a encore de beaux travaux devant elle… 

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