Le jardin-forêt ou forêt nourricière, une variante de l’agroforesterie

Un jardin d’Eden, telle est l’image qui nous vient à l’esprit lorsque nous évoquons le concept de jardin-forêt. Egalement dénommé « forêt nourricière », « forêt comestible » ou encore « forêt-jardin », ce mode de culture s’inspire du fonctionnement des forêts naturelles pour créer, à échelle réduite, un écosystème vivrier. Le jardin-forêt s’apparente à l’agroforesterie, à ceci près qu’il est accessible à tout jardinier disposant d’une petite parcelle et d’un brin de patience.

De l’agroforesterie à la forêt-jardin nourricière

L’agroforesterie est une forme d’agriculture qui associe arbres et cultures. Les arbres augmentent la fertilité des sols, engendrent des microclimats et attirent une faune auxiliaire. Les parcelles cultivées en agroforesterie tirent donc parti de leur présence. En effet, ils créent naturellement des conditions favorables à la pousse des autres végétaux.

Si les pratiques agro-sylvicoles ont fait leurs preuves à grande échelle, elles peuvent également faire des merveilles dans nos jardins. C’est ce qu’on appelle le jardin-forêt. A l’image d’une forêt, celui-ci repose sur l’imbrication d’espèces végétales et animales complémentaires. Il permet une utilisation optimale des ressources naturelles (eau, lumière, minéraux…). Il a aussi pour résultat une production saine, variée et abondante. Véritable écosystème miniature, le jardin-forêt produit du bois de chauffage, des fruits, des noix, des légumes ou encore des plantes aromatiques et médicinales. Certains jardiniers avisés et gourmands y placent même une ruche afin d’y récolter du miel. Autant de trésors qui voient le jour sans intervention humaine (ou presque). Sur le papier, un véritable rêve pour tout jardinier soucieux de ménager ses forces !

De l’agroforesterie à la forêt-jardin nourricière

L’agroforesterie est une forme d’agriculture qui associe arbres et cultures. Les arbres augmentent la fertilité des sols, engendrent des microclimats et attirent une faune auxiliaire. Les parcelles cultivées en agroforesterie tirent donc parti de leur présence. En effet, ils créent naturellement des conditions favorables à la pousse des autres végétaux.

Si les pratiques agro-sylvicoles ont fait leurs preuves à grande échelle, elles peuvent également faire des merveilles dans nos jardins. C’est ce qu’on appelle le jardin-forêt. A l’image d’une forêt, celui-ci repose sur l’imbrication d’espèces végétales et animales complémentaires. Il permet une utilisation optimale des ressources naturelles (eau, lumière, minéraux…). Il a aussi pour résultat une production saine, variée et abondante. Véritable écosystème miniature, le jardin-forêt produit du bois de chauffage, des fruits, des noix, des légumes ou encore des plantes aromatiques et médicinales. Certains jardiniers avisés et gourmands y placent même une ruche afin d’y récolter du miel. Autant de trésors qui voient le jour sans intervention humaine (ou presque). Sur le papier, un véritable rêve pour tout jardinier soucieux de ménager ses forces !

Les sept strates d’un jardin-forêt idéal  

Derrière son apparente simplicité, le jardin-forêt se révèle être un organisme assez complexe. Selon Robert Hart, pionnier des jardins-forêts en milieu tempéré, il se décompose en sept strates de végétation qui interagissent entre elles : 

#1 Les grands arbres qui forment la strate canopée. Ce sont les arbres de grande taille tels que les noyers, les châtaigniers, les acacias et les fruitiers à haute-tige (pommiers, poiriers, cerisiers, pruniers…). Ils sont les piliers du jardin-forêt. Ils abritent de leur ombrage les couches inférieures, les protègent du vent et créent un microclimat dans lequel elles s’épanouissent. Par ailleurs, les grands arbres fertilisent la terre puisque leurs feuilles mortes se décomposent en un riche humus. Enfin, leur feuillage héberge bon nombre d’insectes et d’animaux auxiliaires. Ceux-ci contribuent à la vitalité et à la santé du jardin.

#2 Les petits arbres de la strate arborée basse comme le sureau ou les fruitiers à basse-tige (Pêcher, abricotier, cerisier, pommier, prunier…). Les fruits de ces arbres peu développés peuvent être récoltés seulement deux ou trois ans après leur plantation. La faible hauteur de leurs branchages facilite la cueillette. 

#3 Les arbustes, ou strate arbustive, composée notamment de noisetiers et d’arbustes. Ils produisent des fruits rouges (groseilliers, framboisiers, cassissiers…). 

#4 Les légumes et les plantes vivaces qui constituent la strate herbacée. On trouve ici des légumes comme le fenouil vert, le choux perpétuel, la roquette vivace. Sont également présentes des plantes médicinales et aromatiques comme la menthe et la mélisse.

#5 Les plantes rampantes qui forment la strate couvre-sol. La fameuse ail des ours, le pissenlit, mais aussi le délicieux fraisier des bois se trouvent à ce niveau du jardin-forêt.

#6 La rhizosphère peuplée de légumes racines comme la pomme de terre douce, le panais, la betterave, l’oignon rocambole et le poireau perpétuel.

#7 Les plantes grimpantes qui colonisent les troncs d’arbres et forment une strate verticale. On pense ici à la vigne, au mûrier grimpant ou, plus exotique, au kiwi. 

Les sept strates d’un jardin-forêt idéal  

Derrière son apparente simplicité, le jardin-forêt se révèle être un organisme assez complexe. Selon Robert Hart, pionnier des jardins-forêts en milieu tempéré, il se décompose en sept strates de végétation qui interagissent entre elles : 

#1 Les grands arbres qui forment la strate canopée. Ce sont les arbres de grande taille tels que les noyers, les châtaigniers, les acacias et les fruitiers à haute-tige (pommiers, poiriers, cerisiers, pruniers…). Ils sont les piliers du jardin-forêt. Ils abritent de leur ombrage les couches inférieures, les protègent du vent et créent un microclimat dans lequel elles s’épanouissent. Par ailleurs, les grands arbres fertilisent la terre puisque leurs feuilles mortes se décomposent en un riche humus. Enfin, leur feuillage héberge bon nombre d’insectes et d’animaux auxiliaires. Ceux-ci contribuent à la vitalité et à la santé du jardin.

#2 Les petits arbres de la strate arborée basse comme le sureau ou les fruitiers à basse-tige (Pêcher, abricotier, cerisier, pommier, prunier…). Les fruits de ces arbres peu développés peuvent être récoltés seulement deux ou trois ans après leur plantation. La faible hauteur de leurs branchages facilite la cueillette. 

#3 Les arbustes, ou strate arbustive, composée notamment de noisetiers et d’arbustes. Ils produisent des fruits rouges (groseilliers, framboisiers, cassissiers…). 

#4 Les légumes et les plantes vivaces qui constituent la strate herbacée. On trouve ici des légumes comme le fenouil vert, le choux perpétuel, la roquette vivace. Sont également présentes des plantes médicinales et aromatiques comme la menthe et la mélisse.

#5 Les plantes rampantes qui forment la strate couvre-sol. La fameuse ail des ours, le pissenlit, mais aussi le délicieux fraisier des bois se trouvent à ce niveau du jardin-forêt.

#6 La rhizosphère peuplée de légumes racines comme la pomme de terre douce, le panais, la betterave, l’oignon rocambole et le poireau perpétuel.

#7 Les plantes grimpantes qui colonisent les troncs d’arbres et forment une strate verticale. On pense ici à la vigne, au mûrier grimpant ou, plus exotique, au kiwi. 

Choisir les végétaux de votre forêt comestible 

Tout d’abord, pensez à observer avec soin les caractéristiques de votre terrain (ensoleillement, vent, approvisionnement en eau, type de sol). Vous pourrez ainsi opter pour des végétaux adaptés à cet environnement. A ce titre, explorez en priorité les espèces locales. Poussant naturellement dans votre région, elles devraient donc logiquement se plaire dans votre jardin.

Autre piste à suivre sans hésiter : celle des plantes et légumes perpétuels. En effet, contrairement aux légumes annuels ou bisannuels, les légumes dits vivaces ou perpétuels se reproduisent et repoussent d’eux-mêmes au fil du temps. Ils n’ont donc pas besoin d’être replantés chaque année, malin !

Enfin, pensez à choisir des végétaux qui seront consommables à différents moments de l’année. En effet, ceux-ci constitueront des menus variés (noix, légumes, légumineuses, fruits). De cette façon, votre jardin-forêt vous approvisionnera aux fils des mois : plus besoin de vous rendre au supermarché. 

Choisir les végétaux de votre forêt comestible 

Tout d’abord, pensez à observer avec soin les caractéristiques de votre terrain (ensoleillement, vent, approvisionnement en eau, type de sol). Vous pourrez ainsi opter pour des végétaux adaptés à cet environnement. A ce titre, explorez en priorité les espèces locales. Poussant naturellement dans votre région, elles devraient donc logiquement se plaire dans votre jardin.

Autre piste à suivre sans hésiter : celle des plantes et légumes perpétuels. En effet, contrairement aux légumes annuels ou bisannuels, les légumes dits vivaces ou perpétuels se reproduisent et repoussent d’eux-mêmes au fil du temps. Ils n’ont donc pas besoin d’être replantés chaque année, malin !

Enfin, pensez à choisir des végétaux qui seront consommables à différents moments de l’année. En effet, ceux-ci constitueront des menus variés (noix, légumes, légumineuses, fruits). De cette façon, votre jardin-forêt vous approvisionnera aux fils des mois : plus besoin de vous rendre au supermarché. 

Les arbres avant tout

Les arbres sont l’élément central de la forêt-jardin. Il s’agit donc du premier élément à planter si vous souhaitez réaliser une forêt nourricière à partir d’un terrain vierge. Pensez à ménager suffisamment d’espace entre chaque arbre afin de permettre le passage de la lumière lorsque leurs ramures se seront épanouies. Si vous disposez déjà d’une parcelle arborée, il vous faudra peut-être réduire quelque peu les branchages de vos arbres afin qu’ils n’assombrissent pas excessivement les strates inférieures. 

Les arbres avant tout

Les arbres sont l’élément central de la forêt-jardin. Il s’agit donc du premier élément à planter si vous souhaitez réaliser une forêt nourricière à partir d’un terrain vierge. Pensez à ménager suffisamment d’espace entre chaque arbre afin de permettre le passage de la lumière lorsque leurs ramures se seront épanouies. Si vous disposez déjà d’une parcelle arborée, il vous faudra peut-être réduire quelque peu les branchages de vos arbres afin qu’ils n’assombrissent pas excessivement les strates inférieures. 

Strates inférieures : expérimenter sans attendre 

Sans même attendre que vos arbres aient atteint leur hauteur idéale, commencez à planter les végétaux qui formeront les strates inférieures. Placez les différentes plantes fonction du degré de luminosité qu’elles requièrent : celles qui apprécient une atmosphère ombragée sous les arbres et celles qui exigent plus d’ensoleillement sur les bordures.

Pour le reste, l’expérimentation vous guidera. Prenez le temps d’observer et faites les ajustements nécessaires au fil des saisons. Pour aller plus vite, n’hésitez pas à vous former et à vous informer auprès de structures qui ont déjà développé une mini forêt-jardin. 

Strates inférieures : expérimenter sans attendre 

Sans même attendre que vos arbres aient atteint leur hauteur idéale, commencez à planter les végétaux qui formeront les strates inférieures. Placez les différentes plantes fonction du degré de luminosité qu’elles requièrent : celles qui apprécient une atmosphère ombragée sous les arbres et celles qui exigent plus d’ensoleillement sur les bordures.

Pour le reste, l’expérimentation vous guidera. Prenez le temps d’observer et faites les ajustements nécessaires au fil des saisons. Pour aller plus vite, n’hésitez pas à vous former et à vous informer auprès de structures qui ont déjà développé une mini forêt-jardin. 

Déjà pratiquée il y a 10 000 ans de cela par les peuples amazoniens, l’agroforesterie est un mode de culture durable dont nous gagnons aujourd’hui à nous inspirer. Accessible à tous et respectueuse de l’environnement, la forêt-jardin vous garantira de passionnantes découvertes et, à terme, une alimentation de qualité. Alors, prêt à vous lancer ? 

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