L’intelligence des animaux

Bébé orang-outan dans un arbre suspendu à des branches

Ce n’est plus à prouver : les animaux, s’ils ne sont pas dotés de parole, ne sont pas pour autant dénués d’intelligence. Le monde évolue et les animaux avec lui. Ils ne cessent de faire des progrès et pourraient bien devenir nos égaux… Qui sait ? 

Ces dernières années, les sciences étudiant les comportements des animaux n’ont cessé de progresser. Certaines études ont même démontré que toute espèce animale a en fait une forme d’intelligence. Il n’existe pas de définition universelle de l’intelligence, et le temps où l’on évaluait l’intelligence d’un animal en fonction de la taille de son cerveau est heureusement révolu. Ainsi, on peut l’évaluer en fonction des capacités d’adaptation d’un individu aux changements de son environnement. Le monde moderne a très souvent bouleversé les habitats de nos amis les animaux. Aussi, ces derniers ont dû faire preuve de beaucoup de malice pour composer avec ces nouveaux éléments.

Les primates

Deux bébés singes sur une branche

Les véritables stars de l’intelligence dans le règne animal, ce sont les primates. Ne dit-on pas, à juste titre, « malin comme un singe » ? Les chimpanzés, bonobos, orangs-outans ou gorilles possèdent de très grandes capacités cognitives. Ils ont une conscience de soi, peuvent se servir d’objets complexes, et même construire des outils ! Et côté compétences, ils ne sont pas en reste puisqu’ils peuvent aussi cuisiner ou encore peindre… On leur connaît également une bonne mémoire et des émotions. Ils sont, en effet, capables de rire aux blagues de leurs camarades. Il ne leur manque que la parole !

Mais s’ils ne peuvent pas s’exprimer avec des mots, c’est tout simplement à cause d’un problème d’ordre anatomique : leur larynx ne leur permet pas l’articulation du langage. Voilà pourquoi, c’est avec le langage des signes que les chercheurs et les scientifiques communiquent avec les primates, et cela fonctionne plus que bien. Les grands singes ne font pas que reproduire des signes appris préalablement. Ils répondent aux questions et adaptent leurs discours à la personne à laquelle ils s’adressent.

À l’état sauvage, les primates sont souvent obligés de composer avec l’urbanisation qui les entoure. Ainsi, un phénomène aussi cocasse, que passionnant s’observe par exemple chez les macaques à longue queue dans les pays asiatiques : ils volent des objets aux êtres humains pour exiger une rançon en nourriture ! Lunettes de soleil, chapeau, téléphone portable, tout y passe ! Voilà un comportement qui n’a absolument rien de naturel, mais qui, au fil du temps, l’est quasiment devenu pour ces petits cleptomanes débrouillards…

Les insectes

Zoom sur une abeille butinant une fleur

L’intelligence dont font preuve les abeilles grâce à leur forte organisation sociale n’a échappé à personne. Et oui, ces petites bêtes possèdent deux formes d’intelligence. D’une part une intelligence collective et d’autre part une intelligence individuelle. Et cette dernière présente de nombreuses qualités : une très bonne mémoire, la perception des formes et des couleurs, etc. Cela fait un siècle déjà que ces petites bêtes sont donc observées dans des études sur la perception, la mémoire et l’apprentissage.

Des études, qui nous sont d’ailleurs réellement utiles. En effet, l’intelligence collective des fourmis, qui font preuve d’un grand sens de l’organisation, est, elle, analysée pour inspirer nos informaticiens !

Les dauphins

Groupe de dauphins dans l'océan

Les dauphins ne sont pas en reste et bénéficient eux aussi d’une très bonne réputation. Et oui, l’intelligence du dauphin a fait l’objet de bon nombre d’études qui nous apprennent qu’il a, lui aussi, une forme de conscience de soi. Il est capable de se reconnaître dans un miroir, tout comme les primates. Il serait également conscient du futur, et même du concept de la mort pleurant des heures durant la perte d’un de ses congénères.

Mais sa véritable intelligence réside surtout dans sa grande sociabilité et sa communication. Les dauphins utilisent entre eux un système de langage très élaboré, semblable au nôtre. C’est un animal très peu craintif, qui s’approche volontiers de l’être humain.

La pieuvre

Pieuvre dans l'eau

Du côté des océans, on a également remarqué que la pieuvre pouvait faire preuve, elle aussi, d’une grande intelligence. Pas étonnant, avec ses impressionnants huit bras, trois cœurs et neuf cerveaux ! Et oui, rien que ça !

Sa mémoire spatiale très performante lui permet de trouver aisément un chemin pour s’échapper d’un labyrinthe complexe par exemple. De plus, avec ses membres ventousés, elle n’a aucun mal à ouvrir un bocal pour y attraper la nourriture enfermée dedans.

Et ce n’est pas fini ! Sa capacité d’apprentissage ne s’arrête pas là puisqu’elle peut également apprendre et répéter les gestes d’autres individus. Enfin, loin de son image d’alien des mers inapprochable, la pieuvre apprécie le contact humain. De nombreux plongeurs affirment avoir croisé des animaux amicaux et joueurs.

Les oiseaux

Focus sur un perroquet

Enfin, et ce, malgré la petitesse de leur cervelle, les oiseaux sont très loin d’être bêtes, comme bêtes ! Leur intelligence réside surtout dans leur capacité à se représenter l’espace, à construire des nids sophistiqués, à trouver et cacher de la nourriture à certains endroits. Ils ont aussi une grande capacité d’apprentissage. En témoigne un célèbre perroquet gris du Gabon, qui était capable de nommer et de désigner de lui-même pas moins d’une centaine d’objets.

Aussi, une pie peut imiter à la perfection la sonnerie du téléphone. La mésange charbonnière a quant à elle a appris à ouvrir les bouteilles de lait. La corneille japonaise, ne parvenant pas à ouvrir les noix, a commencé à déposer ces petits fruits à coque au feu rouge le plus proche. Là, les voitures des êtres humains se chargeaient de les ouvrir pour elle…

Et les exemples ne manquent pas !

L’intelligence des animaux est un phénomène d’évolution comportementale que l’on observe chez de nombreux animaux en milieu urbain. La ville les rendrait donc plus intelligents ! Pour une fois qu’on trouve un point positif à l’évolution des espèces dans notre jungle urbaine, on ne va pas s’en priver !

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